Gestion du patrimoine végétal ?

Temps de lecture : 3 minutes

La question posée

Le contexte

Au gré des promenades dans notre commune, et des remontées de Murois, nous constatons ces derniers mois de nombreuses coupes d’arbres sur la commune. Aucun quartier n’y a échappé. (Chat Perché, lotissement des Mûriers, rue Louise Labé, route de Meyzieu, stade…). 

Patrimoine végétal : École Chat Perché
Chat Perché – façade est où plusieurs arbres ont été abattus cet été 2020

Afin de mieux comprendre ce phénomène nous avons questionné en commission Environnement sur la raison et l’origine de ces coupes.

Nous avons appris que ces coupes étaient orchestrées par les services techniques et espaces verts sans validation préalable auprès des Adjoints concernés.
Les causes invoquées pour l’abattage des arbres ne font pas toujours l’objet d’une explication claire communiquée à la commission environnement.

Il y a un déficit d’arbres sur notre commune, tout comme sur le territoire de la CCEL selon le rapport URBA sur le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) présenté à la Commission Développement Durable de la CCEL du 6 octobre 2020.

Patrimoine végétal : Revolay
Espace boisé site du Revolay où sera implantée une zone d’activité – Vue à hauteur du terrain de foot

Dans le contexte actuel, deux commissions (Environnement, Voirie) jouent un rôle dans la gestion du patrimoine végétal. Il est difficile d’avoir une visibilité sur la gestion, le développement de ce patrimoine végétal. 

Nous n’avons pas connaissance d’un registre identifiant les essences abattues, les essences replantées. Dans ces conditions, il est impossible de vérifier l’application du principe a minima 1 arbre abattu = 1 arbre replanté.

La demande

Notre demande porte sur les points suivants :

  1. Placer la gestion du patrimoine végétal communal sous une et une seule autorité (la commission environnement semblant la mieux appropriée)
  2. Mettre en place (si ce n’est pas fait) un référentiel patrimoine végétal communal, outil indispensable pour piloter la gestion de ce patrimoine végétal
    (Inventaire exhaustif du nombre d’arbres : essences, classement, localisation, état…)
  3. Élaborer un programme pluri-annuel de développement du patrimoine végétal
    (choix des sites, des types d’opérations, arbitrage budgétaire, planification..) afin d’avoir une visibilité sur le long terme.
    L’objectif d’obtenir le label ‘Villages fleuris’ s’inscrit dans ce programme pluri-annuel.
  4. Faire valider par la commission environnement  les opérations de maintenance du patrimoine végétal
    (opérations de coupes, renouvellement…)

La réponse du Maire au Conseil Municipal du 05-11-2020

Gestion du patrimoine végétal communal :
Les questions posées sont nombreuses et doivent être examinées en commission Environnement, dont c’est le rôle. Toutefois, il est bien prévu dans le cadre des actions municipales de développer le patrimoine végétal sur la commune, avec un objectif de concourir pour l’obtention du label des « villages fleuris ». En complément, il est rappelé la volonté de développer le recours aux énergies alternatives, ainsi que de mettre en œuvre des mesures de protection des nappes phréatiques, par des réductions de consommation d’eau dans nos pratiques quotidiennes, mais également par des dispositifs de récupération des eaux pluviales. Il est également engagé une réflexion avec nos voisins de Saint Laurent de Mure sur la pose de gazon synthétique sur le terrain d’honneur de la Muroise Foot, mesure qui permettrait des économies d’eau importantes.

Extrait du compte rendu du Conseil Municipal du 05 novembre 2020

À noter que la question posée n’est pas retranscrite dans le compte rendu du Conseil Municipal ce que n’a pas manqué de faire remarquer A2DM lors de l’adoption du compte rendu.

Les observations d’Au-Delà des Mure

Un catalogue d’intentions louables, partagées par A2DM.

Toutefois, pas de réponse sur la mise en place d’un programme pluri-annuel de développement du patrimoine végétal avec un outil de pilotage permettant le suivi.

Le projet de pose d’un gazon synthétique sur le terrain d’honneur de la Muroise Foot, s’il peut être considéré comme intéressant, n’est pas une réponse au développement du patrimoine arboré de la commune.

Autres questions posées

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5 Responses

  1. Bonjour,
    Un programme nécessaire et ambitieux.
    Pensez aussi au respect de la réglementation concernant les plantations privatives débordant sur la voie publique en obstruant partiellement les trottoirs. Jamais à mon souvenir quelqu’un ne s’est emparé du sujet.
    Sur votre plaquette d’information figure au titre réseaux secs la fibre, or vous ne détaillez rien sur le sujet. Comment se fait-il qu’une partie de la commune en bénéficie.
    Cordialement

  2. 19 février 2021, allée Jean Jacques Rousseau, image insupportable d' »un massacre à la tronçonneuse » de tous les arbustes qui faisaient non seulement le charme de cette allée mais qui aussi contribuaient par leurs racines et leur entraide à faire vivre nos arbres plus que centenaire.
    Nous continuons à ignorer la nécessité de préserver notre précieux patrimoine qui déjà se meurent depuis plusieurs décennies d’un manque d’eau. Observer les beaux arbres du parc du château qui dépérissent, séquoia multicentenaire, hêtres et chênes qui éclatent et se fracassent au sol. La bétonisation du ruisseau en est certainement la cause. Tous ces beaux arbres, maison de retraite y compris vont continuer à mourir car les eaux de ruissellement ne les hydratent plus comme à leur origine grâce à une moraine avec peu de constructions à l’époque et des sources plus abondantes.

  3. Il est vrai que le plaisir de supprimer les haies et buissons sauvages qui, non seulement agrémentaient de part leurs nature le paysage, étaient des lieux de nidifications et de nourriture naturels pour les volatiles, pour les remplacer ( par caprice) par des allées forestières.
    PARCEQUE LE NATUREL N’ÉTAIT PAS FORESTIER ?????
    Abattre tous les arbres d’une voirie et ne toujours pas les remplacer au bout de 5 ans, ne pas élaguer en temps voulu et dire  » on verra plus tard » pour palier à l’inertie, n’est pas une politique plutôt tournée sur la » bêtonisation » que sur le petit côté vert ?

  4. Les massacres à la tronçonneuse du patrimoine d’arbres de notre commune, nous posent la question. Est ce pour un avenir minable à St bonnet de mure ?

  5. Déclaration des droits de l’arbre est un arrêté préfectoral du 19 juin 2019 qui autorise à titre dérogatoire que pour des travaux d’aménagement foncier à  » détruire, altérer ou dégrader des sites de reproduction ou d’aires de repos » des oiseaux tels  » les bergeronnettes grises, les piverts ou les pinsons » ou petits animaux tels  » le lézard vert, le hérisson ou le triton marbré ou crêté » soit une quarantaine d’espèces au total.
    Ils n’avaient pas le droit d’appliquer cette dégradation à l’allée Jean Jacques Rousseau.
    Cette déclaration des droits de l’arbre votée lors d’un colloque à l’assemblée nationale le 5 avril 2019, « soit 230 ans après celle des droits de l’homme ! L’arbre n’y est plus considéré comme un vulgaire objet où l’on peut accrocher des barbelés tel un poteau de clôture. Mais comme une plante vivante dont les branches, les feuilles, le tronc et les racines doivent être respectés par l’homme. »